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Aventures L'itinéraire réalisé Voici la boucle parcourue, de 27 000 km, depuis Cordoba en Argentine, avec un aller/retour de France à Buenos Aires. Par magie, compte tenu des aléas du voyage, figurent nombre de ressemblances avec l'itinéraire envisagé. Pinky 6 Aventures Plages noires Remontée du littoral Pacifique, de Cu- ranipe à Bucayemu, au long d'anses de sable noir, dont la célèbre « plus belle plage de rochers noirs du monde » de Constitución (en effet, les rochers sont noirs, teintés de clair par les colonnies d'oiseaux). Alternance de joyaux sau- vages et de copieux amas de populace. Régal de poissons et fruits de mer in- connus : merlusa, reineta, macha (im- possibles donc à traduire). Hectares de fraises, barques des pêcheurs se dres- sant haut contre la houle, cygnes à col noir de la laguna Torca, collecte du sel dans la tourbe des estuaires, dômes des fours de confection de charbon de bois, méduses, longues laminaires sé- chées et cuisinées, écume. Los mercados Aventures La naissance des Andes Court ferry pour le continent. Panora- ma de volcans enneigés près de Puerto Montt. Région des lacs, belles grandes demeures de bois, parcs, fleurs. Retour d'averses abondantes, fuite au soleil argentin. Lac Nahuel Huapi, jolis vil- lages emplis de vacanciers. Adorable route des « sept lacs ». San Martin de los Andes, la coqueluche de l'élite. Les forêts s'estompent, paysage de ca- nyons et de monts, torrents parés de verdure, plages, volcan Lanin, gran- diose. Soleil, chaleur. Espoirs pour le rempla- cement de notre jante. Concert de rock sur la place ombragée de Junin de los Andes, truites au menu (nouvelle « capitale » de la pêche). Tant de bien- être que nous envisageons une nou- velle boucle par le Chili… Pinky Aventures Eaux du ciel L'eau claire glisse sous les kayaks, Marine s'est endormie sous la pagaie de sa maman, avec Jesús nous longeons la côte de la péninsule Capachica. Collines ver- doyantes en fin de saison des pluies, maisons de terre brune sombre avec étage, tôles parfois recouvertes de végétaux, murets de pierres rondes, cris des animaux de la ferme, fleurs tropicales, Andes enneigées sur l'horizon. Lac Titicaca, berceau nuptial de Mamo Ocllo et Manco Cápac, enfants divins de la lune et du soleil. Sur la plage, nous partageons repas et jeux, essoufflés et au crépitement d'un transistor, avec les enfants d'un orphelinat : truite du lac, once de salade et toutes sortes de tubercules. Nul doute, une wawa (bébé) blonde ouvre toutes les portes, surtout lorsqu'elle console les éplorés. Promenades, gentillesse, métier à tisser. Semaine sainte. Rencontres sportives au stade, cérémonies. A chaque village ses coutumes et ses chapeaux : de paille, en feutre, melon, en forme de calabasse, en équilibre inouï et ridicule, carré en laine avec pompons… Alentour, on parle aymara et quechua. La « fête ». Place, église et municipalidad de Llachón, restaurées sans excès de goût. Caciques en habits, joueurs de mandoline, cierges, étoffes, fouet de cuir des bergers, caisses de bières. Allées et venues, rituel, signe de croix au sol, apposition de chapeaux, distributions de feuilles de coca, anisette, Kola Real, rhum, verres rincés au plancher, crachats, attentes. Nuit, froid, lainages, pantin géant au nom- bril béant. Ivresse, infirmes, urine des bébés, chants lugubres, tristes convives vau- trés, bavardages, cris extérieurs. Guirlandes, seynette, spectres en jupon agitant clochettes, outils, boulettes de coton, gerbe végétale, échelle. Le Christ décloué et promené dans un cercueil de verre aux coins de la place, sombre prêtre avec bon- net et sonnerie de mobile, une quarantaine de fidèles, ambiance moribonde, dis- cours avec bouteille et écharpe, bâillements, désertions, silences. A l'approche de minuit, faces ignobles, sinistres vieilles comme les jokers d'un tarot maudit, ca- davres cireux, regards torves. « Mister, prenez des photos ! ». Au nord-ouest de notre itinéraire, à une quinzaine de degrés de l'équateur, notre cap s'infléchit vers la Bolivie. Julie Guény 7 Aventures Pêle-mêle Tandis que les plaines défilent à la fenêtre, nos souvenirs dansent. Une pancarte au sud du port déserté de Puerto Coig en Pa- tagonie : « ruta clausurada, no pasar (route barrée) ». Une heure de piste plus loin, confirmation : un pont est écroulé. Confection, avec de vieilles traverses, des pierres et du bois vermoulu, d'un gué en contrebas sur le ruisseau. Sueurs gla- cées en l'endendant gémir et ployer sous les tonnes de notre attelage. Adorable plage de El Yeco sur le Pacifique. Une jeune fille, un large pot de peinture à la main, sous le regard émerveillé de sa famille, badigeonne son prénom sur les rochers. Offusqué, Bruno invective ses voisins. « Ne peut-on pas l'en empê- cher ? » Profonde indifférence. « Il n'y a peut-être pas de loi qui l'interdit. En revanche, au Pérou, les grafitis sur les bâti- ments publics sont passibles de prison. » Beurk. Rabâchage. En surcroît des « Francia » dessinés sur notre at- telage, notre phrase la plus énoncée : « nous ne sommes pas des gringos (nord-Américains), nous sommes français ! ». Meilleur accueil. Omniprésents au bord des routes, les réparateurs de pneus. Le nom des « boss caoutchouc » varie au fil des contrées : borracharia, neumaticos, vulcan, gommas, llanteria. Parcourir le monde et les consigner. « Qui se ressemble s'assemble » Indéniable absence de mé- lange entre backpackers, automobilistes dormant sous tente et « camping-caristes », novices pour la plupart. Le mode de transport sépare davantage que le langage. Lac Titicaca. Sophie s'évertue auprès de paysans à découvrir notre itinéraire. « Puno ? La route vers Puno ? » La fermière s'exclame enfin en désignant son troupeau. « Si ! Son vacas ! (oui, ce sont des vaches !) ; » Quel fut notre pays préféré ? Impossible réponse. Voici des lieux magiques : parc Esteros del Iberá, mission de San Igna- cio Mini, chutes d'Iguazú, ferme de Teresiña et Joaquim à Es- trada Velha, parc Santa Teresa, Colonia del Sacramento, pé- ninsule de Valdés et baleines, musée de Trelew, parc Bosques Petrificados, route de Cabo dos Bahias, parc Monte Leon, estancia Rolito, parc Tierra del Fuego, lago Yehuin, Punta Arenas et cimetière, parc Torres del Paine, lago Argen- tino, glacier Perito Moreno, parc Fitz Roy, cueva de las Ma- nos, paso Roballos, glacier Ventisquero Colgante, parc Te- mual, routes des sept lacs, parc Lanin, thermes de Panqui, lago Villarica, route 40, Valle Hermoso, fête du paso Pe- huenche, estancia de Don Jose Manuel à San Clemente, mu- sée de Santa Cruz, Valparaiso, parc Ischigualasto, route au sud-ouest de Chilecito, route de Cafayate à Salta, restaurant derrière l'église à Angastaco, Los Molinos, geysers de Tatio, village fantôme d'Humberstone, Arequipa et couvent de San- ta Catalina, canyon de Colca, presqu'île de Capachica, îles Uros, La Paz vue du ciel, Villa Tunari, Totora, Sucre, mines de Potosi, salar d'Uyuni, route de Atocha à Tupiza, vallée de Pur- mamarca, Alta Gracia. Clichés. Au Brésil, le mot « pain » est imprononçable, à quoi bon apprendre le reste ?. En Uruguay, le port sous le bras du Thermos d'eau bouillante pour le mate est, de toute évi- dence, obligatoire. En Argentine, un chien écrasé gît tous les 10 km, dans les zones civilisées. Au Chili, les automobilistes respectent les piétons, merci. Au Pérou, les mamies s'ac- coutrent en soquettes, jupette, tablier et nattes à pompons, pittoresque mais ridicule. En Bolivie, mèches et bâtons de dynamite se vendent librement (à 10 bolivianos la paire), pourquoi nous priver ? En France, « dans le cochon tout est bon », à la bonne heure… Pinky 8 9 Aventures Emménagement dans la casa rodante Accueil à l'auberge de Gavilan, près du premier site argentin de parapente. Notre maison repose sur l'herbe, l'intérieur (de prime abord) paraît minuscule. Barbecue sous l'auvent. Perruches vertes, chevaux, collines jaunes et noires. Apprentissage de la piste avec le pick-up. Au sommet, soleil couchant sur un horizon de courtes mon- tagnes, manège des voiles et de condors impassibles. Ciel hurlant d'étoiles. L'atmosphère limpide se réchauffe lentement, puis se noie dans la bruine glaciale du vent du sud, soufflé de l'Antarc- tique. Un orage éclate. Nous disposerons de cinq jours pour tout préparer, profitant des soins de notre hôte et de douches chaudes. Papiers offi- ciels, assurance, avitaillement en vivres, ustensiles, eau, gaz, électricité et carburant. Installation, rangements, adaptation à un espace restreint sans séparations (hormis les toilettes), ré- cupération du décalage horaire, accoutumance au froid noc- turne, manque de repos et de détente, appréhensions. Rentrée des classes, avec un seul élève. Avec du savoir-faire et les 4 jacks (vérins électriques), nous déposons en 2 temps 3 mouvements (environ) la « maison » sur le « camion » Bruno Poyet 10 Aventures De l'ordre, de la discipline ! Sud de la Bolivie. Un pont étroit. Nous sommes engagés pour le traverser. Un taxi arrive de l'autre côté, s'engage à son tour, accélère. Une fois bloqués au milieu, son chauffeur klaxonne, gesti- cule, déblatère : « reculez ! », « ce pont est réservé aux véhicules étroits », « sa rampe d'accès est trop pentue pour vous ». Accumulation de piétons et d'engins motorisés, vociférations. Dé- bauche de cruelle stupidité, scène de la vie ordinaire. Appartement d'une ville nord-améri- caine. Un vieil homme fluet berce son petit-fils dans ses bras. L'histoire boli- vienne le cite parmi les leaders des coups d'états militaires réformateurs du XXème siècle. Il complimente Bruno sur sa taille : « j'aurais aimé te joindre à ma garde personnelle ». Nom d'une Pachamama, déesse de la terre, quel régal cela eut été alors de (tenter de) mettre au pas un tel ramas- sis d'arrièrés ! Plus sérieusement, merci à tous ceux qui ont témoigné face à nous d'une once de jugeote. Puissent- ils un jour faire rayonner les splen- deurs de leur pays. Route éblouissante vers Tupiza. A la frontière avec l'Argentine, entre les villes de Villazon et La Quiaca, une co- horte de pauvres bougres et bou- gresses ploie en trottinant sous de lourdes charges, se substiituant à d'onéreuses mules. Soudain appa- raissent mille étrangetés : le nécessaire pour nettoyer les parebrises dans les stations-service, des engins à cadran et aiguille pour mesurer la pression des pneus, des feux tricolores exerçant une influence sur la circulation, les produits frais stockés pour la plupart dans des réfrigérateurs… Comme il est intéres- sant de voyager. Pinky Aventures Brésil, en famille Poursuite vers l'Atlantique. Long ruban de belle asphalte, faubourgs industriels, océan de brouillard, péages, villes et villages épars, collines cultivées (on se croirait en France), reliefs tropicaux, roches et cascades, rivières boueuses. Il nous a été conseillé de stationner la nuit dans les stations-service. Au dernier moment, pourtant, nous tentons notre chance sur une piste qui s'éloigne d'un bourg. Notre vocable est limité : « endroit, dormir, sûr », mais pertinent. Sur son terrain (nous n'avions pas remarqué la barrière), une famille nous accueille, d'abbord timidement, puis nous offre le café (grosse collation), le dîner, la douche, le petit-déjeuner et, comme une manifestation est venue bloquer la route princi- pale, nous invite à demeurer une journée supplémentaire. Immersion. Promenade, pêche, bricolage, lessive, cuisine, télévision, vie de famil- le… Nous ne disposons pour les remercier, de nos réserves argentines, que d'une bonne bouteille de vin (mais nos hôtes apprécient plutôt le vin sucré) et de gour- mandises à la dulce de leche (confiture de lait). Sourires et sincérité feront le reste. Dehors il bruine. Vert trempé. Froid de nouveau. Seul un poêle dans la cuisine, consumant des déchets de maïs, réchauffe la maison. Finitions de l'habitat som- maires, carrelage, antenne parabole et chaîne hi-fi, résistance électrique sur la pomme de douche (agréable mais inquiétant), meubles dépareillés, bibelots catho- liques. Trois générations cohabitent. Maria Elza, Jose Marcos, Jaqueline, Gilmar, Geliane, Jeferson, João Marcos. L'activité de ferme supplée aux métiers de menuisier, chauffeur routier, infirmière. Potager, pins, eucalyptus, bananes, manioc, volailles, vaches, cochons, mule, chevaux, étang, sources. Repas avec une multitude de plats, à base de riz, manioc, fèves et viande. Congé- lateur immense. Déchets sur la nappe, pas de serviettes, cure-dents. Café au lait sucré dès le biberon (Marine aime). Caipira (ti' punch à la cachaça), partagé dans un même verre (Marine aime). La rencontre crée la richesse du voyage. Mais chaque séparation, avec ses vaines promesses de se revoir un jour, étreint le cœur du voyageur. Bruno Poyet 11